
C’est un tournant majeur dans le quotidien des Parisiens : après une « votation » inédite dimanche 2 avril, les trottinettes électriques en libre-service vont disparaître des rues de la capitale.
Un peu plus de 100 000 personnes (103 084), soit 7,46 % des Parisiens inscrits sur les listes électorales, ont voté à une écrasante majorité (89,03 %) contre leur usage.
Les trottinettes en libre-service sont accusées par leurs détracteurs d’être abandonnées n’importe où dans l’espace public, de frôler à toute vitesse les piétons sur les trottoirs, ou encore de présenter un mauvais bilan carbone.
Anne Hidalgo – la maire de Paris – s’étant engagée « à respecter purement et simplement le résultat », Paris -après les avoir accueillis en 2018- va donc devenir la première capitale européenne à complètement interdire ces deux-roues. Ce qui pose plusieurs questions.

Que vont devenir les trottinettes en libre-service ?
Tout ne va pas se terminer cette semaine pour les 15 000 trottinettes des trois opérateurs privés Dott, Lime et Tier Mobility, actuellement déployées dans les rues de la capitale. Ces derniers pourront laisser fonctionner les deux-roues jusqu’au 31 août, avant leur disparition progressive à partir du 1er septembre.
Que vont devenir les places de parking pour trottinettes en libre-service ?
Il y a à Paris 15 000 places réparties sur 2 500 zones de stationnement pour les 15 000 trottinettes en libre-service, ce qui était jugé insuffisant par les opérateurs et qui cristallisait une partie des critiques. Ces zones seront peu à peu désertées à la rentrée de septembre.
À la place, le maire-adjoint aux transports David Belliard, y imagine plusieurs options : « des arbres », « des pistes cyclables » ou encore « agrandir les trottoirs et permettre justement aux populations les plus vulnérables (les personnes en situation de handicap, les personnes âgées) de pouvoir mieux marcher en ville et en toute sécurité
Sur quoi se reporteront les 400 000 clients ?
Selon une étude menée par la mairie de Paris, les utilisateurs des trottinettes en libre-service de la capitale – 400 000 personnes, avec une moyenne d’une dizaine de trajets mensuels – pourraient désormais migrer vers les transports en commun (34 %), la marche (29 %) ou les VTC* (9 %)
* voiture avec chauffeur- vous permettant d’aller d’un point A à un point B, avec un tarif annoncé et accepté par le client au moment de la réservation.